Jour 9 : Berguème - Faulx-les-Tombes - 88 kms

Dernière mise à jour : août 19

Une journée sous la pluie, il faut quand même pédaler dans la joie et la bonne humeur.


Au petit matin, il fait froid et il y a du brouillard. Dès le petit-déjeuner il pleut, alors Théo et Gabriel se réfugient dans la tente en espérant que la pluie s'arrête. Malheureusement, à 10h il faut partir mais il faut enfiler un imperméable.

La journée commence avec une montée de 6,5 kms dans les Ardennes. Une fois arrivés au sommet, les garçons sont à l'altitude la plus haute du périple : 540 mètres. La descente malgré la pluie est tout de même sympathique, les jambes peuvent se reposer.

Ils s'arrêtent sous un abris dans un petit village pour manger une barre de céréales afin de se remettre en forme et repartent en direction de Rochefort. Dès leur arrivée dans la ville, les garçons déjeunent des sandwichs. Ensuite, ils vont à l'abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort, plus connue sous le nom de l'abbaye de Rochefort. C'est l'une des six abbayes de Belgique où les moines fabriquent des bières traditionnelles. On se doute que c'est pour cela que les garçons ont décidé de monter jusque là !

Ils rentrent dans l'abbaye, très jolie, puis décident de faire le tour, à la recherche du stand de bières. A ce moment là, ils croisent d'autres touristes qui leur signalent que c'est fermé. Déterminés à vouloir leurs bières, les garçons continuent, malgré tout ils les méritent. Ils arrivent nez à nez avec une sonnette cloche d'antan, ils décident de la sonner. C'est alors qu'un moine vient leur ouvrir la porte, leur demande ce qu'ils veulent et les fait rentrer. Les garçons arrivent dans la fameuse boutique de bières artisanales. Il existe trois sortes de bière différente, la Trappiste Rochefort 6 (7,5%), la Trappiste Rochefort 8 (9,2%) et la Trappiste Rochefort 10 (11,3%). Ce sont toutes des bières brunes de fermentation haute. Attention, ce n'est pas parce qu'elles portent un numéro comme nom qu'il s'agit de leur teneur en alcool. En réalité, c'est une ancienne unité de mesure du taux d'alcool, désignant le centième de la gravité du moût avant la fermentation.

Les garçons ressortent avec leurs bières et repartent sur un petit chemin sous les bois. Les 30 kms qui suivent alternent montées et descentes avec la pluie et le vent de face, ça devient encore plus dur d'avancer. Ils arrivent ensuite devant une route barrée, ils décident encore une fois de ne pas prendre la déviation. Cette fois ça marche, ils réussissent à traverser sans encombres.

Théo déraille juste avant la pause du goûter à 17h dans un petit village. C'est le début de la galère. Le téléphone de Gabriel affiche 1% de batterie tandis que celui de Théo affiche 3%. Sans téléphone, pas de GPS, vont-ils réussir à trouver le camping ? Le téléphone de Gabriel est le seul à trouver le camping à la bonne adresse, il leur reste 6 kms, espérons que cela suffise ! La pluie devient de plus en plus intense ! Le téléphone de Gabriel rend l'âme, il ne reste plus que celui de Théo mais sans indication du camping. Ils demandent la bonne direction à une voiture et foncent au camping pour se mettre à l'abris. Arrivés devant le camping ils tombent face à un panneau : "Fermé pour rénovations". Quelle galère ! Ils sont crevés, il pleut des cordes, il fait 10°C, il est déjà 19h, ça fait 6h qu'ils pédalent et ont accumulés 1100 mètres de dénivelé pour la journée. La décision est vite prise, ils dormiront au camping cette nuit, même s'il est fermé, et s'installeront sur la terrasse du restaurant, seul endroit à l'abris.

Point positif de la terrasse du restaurant, elle est à l'abris, point négatif, il faut dormir sur une dalle de béton cette nuit. Ils peuvent enfin se sécher, mais ils ne pourront pas prendre de douche car elles sont en rénovation, par contre, dans les sanitaires ils trouvent des prises de courant, ils peuvent recharger leurs téléphones pour demain. Ils envoient juste un message pour dire que tout va bien, la famille et Victorine seront prévenus demain de la galère de ce jour 9.

Pour le diner c'est chipolatas aux fines herbes, mais il fait tellement froid qu'ils les font cuire depuis la tente.

Cette nuit, sera compliquée, on espère que demain sera une meilleure journée.





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