Jour 22 : Bramsche - Warmsen - 62 kms

Dernière mise à jour : sept. 7

Plus qu'une semaine et Théo et Gabriel seront à Berlin !


Je rectifie le jour 21 ; il s'avère que le Polonais a un prénom bien sûr mais que les garçons s'en souviennent : Andrei. Veuillez m'excuser, l'info n'est pas arrivée à mes oreilles.


Ce matin au réveil, la pluie tape contre la tente comme elle l’a fait toute la nuit. Il fait humide, les pieds et les mains sont moites. Ils déjeunent sous le même abri que la veille avec les motards. A l’odeur de la bière et du tabac froid, ils se doutent que la nuit a été bonne pour leurs voisins. Les personnes assises à côté d'eux ont la tête dans le café, mais elles leur offrent tout de même des bonbons intitulés « fuck nazis », de quoi faire rire les garçons.

Ils attendent que la pluie se calme avant de ranger leurs affaires. Ils partent vers 11h et comme tous les motards l’ont fait, ils klaxonnent au moment de sortir du camping. Je précise que les garçons le font avec un pouêt-pouêt, rien de très stylé. Ils ont essayé de jouer le jeu, ce qui pouvait les rendre un peu moins « intrus » mais je ne suis pas sûre que ça ait marché …

Une fois partis, il n’y a plus que des nuages gris, ce n’est pas terrible mais c’est toujours mieux que la pluie. Ils arrivent à parcourir 30 kms dans la matinée.

Le schéma normal on va dire, c’est que lorsqu’on fait une erreur on apprend à ne pas la refaire, ce qui nous permet d’évoluer. Apparemment pas pour Théo et Gabriel … On est dimanche, et oui les magasins sont fermés, mais non ils n’ont pas pensé acheter quelque chose la veille, comme la dernière fois. Heureusement que sur leur chemin se trouve une station-service ouverte 7 jours sur 7. Ils peuvent donc se composer un petit sandwich. Je ne veux pas pousser mémé dans les orties, mais bon ils auraient quand même pu faire un effort. Enfin, ils sont fatigués, ce n’est pas grave ils feront mieux la prochaine fois.

Ils repartent l’après-midi et roulent 32 kms. Sur le chemin il pleut quelques gouttes au départ, les garçons sont confiants, mais cela se transforme en forte pluie.

Sur le chemin, komoot leur propose un raccourci pour accéder au camping, ce qu’ils acceptent évidemment avec cette pluie affreuse. Sauf qu’il s’avère que le raccourci se situe au milieu d’un champs, donc c’est tout boueux. Ils arrivent à l’adresse du camping mais face à eux ils ne voient que des habitations sans habitants. Un homme, le seul à l’horizon, les accoste en leur demandant s’ils cherchent le camping. Il leur explique que le camping se situait dans la rue précédente, ils ont deux solutions pour y aller : prendre la route principale ou prendre un raccourci. Deuxième proposition acceptée, il y en a marre de la pluie. Le raccourci comme le précédant s’avère également être un chemin boueux, cette fois-ci dans la forêt. Ils avancent quand même et là ils se retrouve nez à nez avec un énorme tronc d’arbre en travers de la route. Ils s’arrêtent et se regardent. Les cerveaux d’ingénieurs fument ; ils ne peuvent pas l’enlever de la route car il est trop gros, ils ne peuvent pas le contourner car la forêt est trop dense, ils ne peuvent pas passer en-dessous car il est trop bas, il faut donc passer au-dessus même si le tronc fait un mètre de hauteur (vous le verrez sur la photo). C’est alors à ce moment qu’ils élaborent un stratagème : il faut porter les vélos et pour cela ils vont se mettre chacun d’un côté du tronc. Les conditions climatiques sont toujours au plus bas, il pleut des cordes et il y a de la boue ce qui rend leurs doigts fripés et les vélos glissants. Il ne faudrait pas faire tomber un vélo, ni se faire mal. Les vélos pèsent 30kg chacun, les garçons sont épuisés mais le stratagème a fonctionné. Ils peuvent continuer leur route.

Ils rejoignent le camping. Ce dernier n'a pas de réceptionniste, ils se retrouvent donc seuls à l’entrée. Alors qu’ils décident de s’installer quand même, un campeur à l’année sort de sa caravane et demande aux garçons s'il veulent camper ici. C'est alors qu'il appelle les propriétaires qui acceptent les garçons. Ce même homme donc devient le réceptionniste, il leur fait faire le tour du camping comme si c'était chez lui.

Grâce à la superbe visite, les garçons savent qu’ils peuvent se faire livrer des pizzas. Après une journée comme celle-là, le trésorier accepte la dépense.

Ils montent la tente, puis rentrent dans une salle à l’intérieur mise à disposition des campeurs. Ils se mettent à table, choisissent leurs pizzas et appellent pour commander. Le téléphone sonne, mais ils tombent sur une messagerie « Nous sommes fermés du 16 au 31 août ». Quel dommage, nous sommes le 29 ! Ce soir pas de pizzas alors mais pâtes aux sardines avec sauce tomate.

Ils vont se coucher à 23h, demain c’est une petite étape et le dernier jour de pluie du périple (annoncé par la météo).




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