Jour 14 : Achtmaal - Delft - 87 kms

Quel beau pays, les Pays-Bas.


Ce matin le soleil réveille les garçons et réchauffe leurs cœurs et leurs corps. Ils peuvent déjeuner au soleil et faire sécher leurs affaires tranquillement. Puis, ils gonflent les pneus, remettent la GoPro qui était tombée suite à la chute de Théo et repartent à 10h15 en direction de Rotterdam au nord-ouest.

Ils croisent une petite mamie hollandaise qui leur pose des questions, malheureusement c'est difficile de se comprendre. Les garçons essayent le français, l'anglais, même l'allemand, mais elle ne comprenait pas. Heureusement les gestes existent, ils arrivent à dire d'où ils viennent et où ils vont, et elle les encourage. Une belle rencontre, malgré la barrière de la langue, avec une mamie mignonne et gentille.

Ils passent par de superbes pistes cyclables, au début des petites routes de forêt puis des routes de campagne avec des pâturages. Ils font une pause barre de céréales vers les chevaux et les vaches au soleil.

Ensuite, ils longent une autoroute, mais cette fois-ci ils se sentent plus en sécurité. Ils prennent un pont qui tremble au passage des voitures, ils se trouvent alors sur l'embouchure de la mer. Ils continuent leur chemin et passent devant une ferme solaire, où les moutons broutent sous les panneaux et les éoliennes, c'était impressionnant pour ces deux ingénieurs. Puis, ils traversent un canal non pas par dessus, mais par dessous, dans un tunnel, c'était top.

Ils déjeunent dans le village de 's-Gravendeel, au sud-ouest de Dordrecht, où ils dégustent des friands à la saucisse et des pains au chocolat, au bord de l'eau. Il fait beau, et les garçons sont tentés par une sieste mais malheureusement ils ont encore beaucoup de kilomètres à faire aujourd'hui, et ils ont déjà prévu une pause à Rotterdam.

Ils reprennent la route et passent devant différents moulins le long du canal. Gabriel, qui suit le GPS très attentivement, lit "prenez à droite", mais à droite c'est le canal, il n'y a pas de chemin. Surpris, les garçons croient que le GPS fait une erreur, surement un beug. Ils regardent autour d'eux et voient des gens avec leurs vélos au bord de l'eau. Que font-ils ? Ils attendent, puisque le seul moyen de traverser le canal c'est par ferry, le GPS disait juste ! Pour 1,70€ ils traversent le canal en 5 minutes !

Ils arrivent à Rotterdam, les maisons sont toutes en brique rouge, le long du canal c'est magnifique. L'intérieur comme l'extérieur de la ville sont très jolis, il y a beaucoup de nature et les maisons respectent un style. En ville c'est le paradis des vélos. Au centre ils arrivent devant le pont Erasme (Erasmusbrug) qui relie la rive nord de la rive sud de la nouvelle Meuse et qui porte le nom du philosophe humaniste Erasme originaire de Rotterdam. D'après les garçons, "on dirait un voilier".

Ils repartent en direction de Delft où se situe l'université spécialisée en aérospatial que les garçons aimeraient intégrer pour une année d'échange. Ils iront visiter le campus demain pour se faire une idée.

Ils arrivent au camping qui se situe dans la campagne entre Delft et Rotterdam vers 18h. Cette fois-ci c'est Gabriel qui part le vélo à vide pour aller faire quelques courses pendant que Théo monte la tente. Mais Gabriel, alors qu'il n'avait plus de batterie et qu'il était persuadé de réussir à trouver son chemin, se perd seul dans les rues de Delft. Théo attendait inquiet mais Gabriel est finalement revenu au camping sain et sauf.

Ils rencontrent des hollandais, un homme et ses deux nièces d'une vingtaine d'années, très sympathiques. Lui connait bien les périples à vélo, il est déjà parti au Tibet, en Inde et au Népal. Aujourd'hui il fait juste un petit périple de deux trois jours avec ses nièces.

Ce soir les garçons dinent une sorte de mélange entre le cassoulet et la soupe. Ca paraît répugnant en le regardant mais finalement c'était bon. Ils finissent par un cran de chocolat noir aux noisettes.

Il pleut depuis 21h, le contact par téléphone avec Victorine pour les comptes rendus est difficile, le bruit de la pluie qui claque contre la tente les empêchent de bien se comprendre. Gabriel s'endort au bout du fil, il est temps de raccrocher, les sportifs sont fatigués.




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